18 novembre 2015 0 commentaire

Qu’est-ce que l’holacratie, ce nouveau modèle d’entreprise ?

Qu’est-ce que l’holacratie, ce nouveau modèle d’entreprise ?

Reposant sur une organisation composée par des “cercles“, l’holacratie est un système dépourvu de manager qui se dissocie du système pyramidal classique.

Ces derniers mois, de nombreux articles et émissions télé faisait état des avantages ou des freins du modèle dis de "l'entreprise libérée". Nous mêmes, nous vous en parlions en février dernier.

Non loin de l'entreprise libérée, l'holacratie séduit à son tour de nombreuses entreprises.

L'holacratie qu'est-ce que c'est ?

Selon Wikipédia l'holacratie c'est : 

"L'holacratie (holacracy en anglais) est un système organisationnel de gouvernance qui permet à une organisation de disséminer les mécanismes de prise de décision au travers d'une organisation fractale d'équipes auto-organisées. Elle se distingue donc nettement des modèles pyramidaux top-down."

Concrètement, dans une entreprise appliquant ce modèle il n'y a plus de hiérarchie. Les responsabilités réservées traditionnellement aux cadres et managers sont réparties dans toute l'entreprise. Les intitulés de postes deviennent des "rôles" que chaque collaborateur doit acquérir et peut cumuler. Le système hiérarchique est quant à lui remplacé par des cercles qui pilotent l'entreprise et qui sont dédiés à des fonctions spécifiques comme les ressources humaines, la comptabilité ou encore la communication.

Quels exemples ?

Quand on parle d'holacratie, impossible de ne pas parler de l'entreprise Zappos. En effet, les nombreux articles présents sur la toile prennent le cas de Zappos comme exemple du bon fonctionnement de l'holacratie. Rachetée plus d'un milliard de dollars en 2009 par le géant de l'e-commerce Amazon, l'entreprise Zappos est spécialisée dans la vente en ligne de chaussures.

C'est son dirigeant, Tony Hsieh qui a mis en place ce système de management dans lequel chaque employé est considéré comme une unité indépendante faisant partie d'un tout.

«Ce n'est pas le plus rapide ou le plus fort qui survit, c'est celui qui s'adapte» déclarait Tony Hsieh à ses employés en 2014. 

La décision de refondre son modèle de management d'entreprise est partie d'un constat simple. En effet, confrontée à une croissance rapide, l'entreprise Zappos a multiplié les recrutements. Durant cette période, Tony Hsieh a vu l'innovation s'essouffler au sein de la société à force d'ajouter des maillons dans la chaîne de décision.

Aujourd'hui, l'entreprise n'a plus de manager et chacun des 1 500 employés est en charge de définir sa propre stratégie. Comme indiqué plus haut, l'entreprise est organisée en cercles. Les collaborateurs sont désormais libres d'organiser une réunion si ils ont un sujet à aborder et peuvent s'habiller comme bon leur semble.

En mars dernier et en vue de généraliser l'holacratie chez Zappos et pour laisser le choix aux employés qui n'adhéreraient pas à ce nouveau modèle, Tony Hsieh a fait une proposition unique à ses salariés : rester employé de Zappos ou accepter des indemnités de licenciement. Sur les 1500 collaborateurs 210 ont accepté cette proposition.

Plus récemment, l'entreprise à mis en place un "espace de réflexion" ayant pour but de donner aux salariés les moins performants la possibilité de se reconvertir professionnellement. Lorsqu'un employé rentre dans cet espace, il y reste pour deux semaines minimum et a la possibilité de participer à des ateliers de travail ou encore faire des tests de personnalité en vue d'une possible reconversion.

Il est aujourd'hui trop tôt pour déterminer l'efficacité de l'holacratie qui aurait pour l'instant un effet largement positif sur la société Zappos. Néanmoins, ce modèle ne pourrait pas convenir à toutes les entreprises. Ce qui est sûr, c'est que les observateurs continueront de se pencher sur le cas de Zappos dans les années à venir !



Sources : Slate, Journaldunet
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